Quand au rythme du chant créole
La danseuse s’élance et vole
Pied léger, robe serrée aux fesses
Se dérobant vive, aux caresses

Du cavalier faisant sa cour
En jouant l’esquive d’amour.
Et quand douce est la mélodie,
Les voix en fleur épanouie

Racontent Belle Ile en merveille.
Piton, ravin, cirque en corbeille.
Les hanches ondulent lentement,
L’œil appelle lascivement.

Et quand monte le ton, l’air flambe
Des crépitements du caïambe.
Le danseur saute et virevolte,
Grand cri de l’esclave en révolte,

Rouleur appelant la colère,
Fracas, Formidable tonnerre
Qui éclate dans le ciel bleu ;
Cyclone, pluie, volcan de feu.

Chant’, ris, pleure ta joie mounoir,
Fais grinç’ voulquet, bobre pet’sec.
L’arack en rêv’, coucoune en bec,
P’tit riz misèr’ mais grand l’espoir.

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