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Le Cosmos, l’infini

By 25 janvier 2021 janvier 31st, 2021 No Comments

Le commencement de l’Infini c’est l’Être à partir de son nombril.

L’Infini est devant ses yeux et trouve sa prolongation dans sa pensée. La pensée est infinie dans l’Infini ; l’Espace et le Temps sont les deux dimensions de l’Impossible à résoudre. La question comporte uniquement des constats et n’aura probablement jamais de réponse.

Pourquoi cacher notre ignorance de l’Infini dont nous voulons en faire une sphère bornée uniquement par nos perceptions et qui n’en voient que le passé. La limite n’existe pas dans le Cosmos, et, qu’y a-t-il à l’horizon de notre vision au bout de nos instruments ? Tout n’est qu’hypothèse sur l’immensité du Cosmos où grouillent des galaxies par milliards qui nous fascinent par leurs formes, leurs couleurs, leurs positions dans ce que nous croyons vide sidéral. En réalité nous avons fait des bonds de Milliards d’années lumière dans le champ observable de cet Espace où notre système tient une si petite place au bord d’une galaxie que nous appelons Voie Lactée. D’abord, nos observations nous ont amené à un milliard d’années lumière, puis trois milliards avec la théorie du Bing Bang, et, à présent en 2015 à treize milliards d’années lumières. Et après, dans quelle profondeur pouvons-nous aller dans nos perceptions qui sont au bout de notre pensée ?

Tout s’éloigne inexorablement. Tout fuit dans le chaos universel auquel nous voulons donner un ordre conforme à notre petitesse. Nous donnons des noms, des numéros, nous classons les formes selon nos critères de terrien comme nous l’avons fait pour toutes les espèces de notre petite planète avec Carl von Linné. Nous avons besoin de repères, pour ne pas nous perdre dans notre mémoire et que nous engrangeons dans nos machines. Nous enveloppons toute chose dans des calculs infinis avec une rapidité sans cesse accrue pour avancer à pas de géant dans nos découvertes. 

Nous croyons à l’ORDO AB CHAO et nous sommes persuadés de détenir une partie de Vérité et de compréhension de la grande chimie de ce que nous appelons Univers. L’humain n’est qu’un épiphénomène transitoire dans son infinie petitesse, accroché comme un microbe à une boule de terre, d’eau, d’air et de feu.

Le destin de l’Humain commence par le mélange de deux gènes, la mère et le père et se termine dans l’infini de la matière pour retourner plus tard à l’Univers immense.

L’Humanité est venue de l’Espace comme toutes les espèces sous forme de bactéries qui se sont transformées au fil des millions d’années.

L’Univers ignore la vie organique. Toutes les combinaisons physiques et chimiques se sont faites librement sur des supports planétaires, sans aucune intervention divine. Tout est affaire de conjonctures singulières. Le vivant n’est qu’un épiphénomène hasardeux ; l’Univers ne pense pas.

Notre émerveillement égoïste, voire stupide nous donne la prétention de comprendre ce Cosmos que nous ramenons uniquement à quelques calculs qui nous font buter sur la construction et la destruction durant des milliards d’années lumières, dans l’immensité incommensurable qui s’étend devant nos yeux ébahis. En définitive nous ne savons rien ; nous constatons, en nous conférant des allures de savant, tous les phénomènes cosmiques incohérents comme ceux tout près de nous que nous croyons cohérents et dont nous faisons des prévisions à court terme.  Dans l’univers se produisent des cataclysmes grandioses, explosifs, du moins toujours violents dans ce monde infini de la matière. Il n’y a rien à comprendre pour nous humains dont le souci primordial est de n’être pas affamés. La nourriture étant essentielle pour notre survie parmi toutes les espèces qui s’entredévorent.

Nous Êtres, auto-baptisés humains, sommes les témoins de la grande gestation de l’Univers perçue par nos deux sens la vue et l’ouïe. Mais les témoins de qui ? Nous prenons simplement conscience de notre existence qui s’inscrit entre une naissance et une mort. Une naissance fruit d’une rencontre hasardeuse d’un géniteur et d’une génitrice, une mort liée à un destin indéterminé dont la durée n’est pas prévisible.  En dehors de nos sens, fort imprécis d’ailleurs, nous avons ces sentiments propres à notre espèce qui nous font réagir et parfois subodorer des états ou des évènements heureux ou malheureux. Notre maîtrise est loin d’être parfaite, cependant certains ont soif d’absolu et se lancent corps et âme  dans une quête qui devrait les conduire au Graal que nul être n’a atteint. D’autres conquièrent un pouvoir dans le but inverse d’un idéal ; nous en connaissons les conséquences. Voilà ce qui résume la petitesse de l’Humanité face à l’écrasante puissance des forces universelles qu’elle contemple.

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