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Les Gourous

By 19 février 2021 No Comments

Les Maîtres indiens sont des gens qui semblent vivre en lévitation et en suspension dans le temps sans mesurer que nous sommes tributaires de tous les phénomènes naturelles et aussi de notre inconscience à ne pas aller contre une démographie qui va provoquer des dégâts écologiques catastrophiques. Aucune philosophie ne nous sauvera, surtout si elle demeure à l’état d’abstraction ; la portée pratique est déterminée par toutes nos actions quotidiennes qui s’ajoutent à toutes les actions des humains sans limite de frontière. Nous prenons conscience du temps et de son action à chaque réveil matinal et nous comptabilisons aussi les pertes d’énergies et le temps de récupération qui s’amenuise avec notre âge. Les végétariens ne possèdent, ni la clé de la sagesse, ni celle de la santé physique et mentale ; j’ai assez d’exemples autour de moi.  Et j’ai pu m’en rendre compte en fréquentant des lieux, ashrâm etc. où j’avais des rencontres avec des adeptes à l’île Maurice. Ainsi j’ai pu me faire une idée globale de leurs pratiques.

Quant au divin s’il existait à l’extérieur de nous-mêmes, le monde ne serait pas ce qu’il est actuellement. Les hindouistes n’ont pas la même conception de la divinité qu’un occidental ; d’ailleurs Dieu à la manière du monde méditerranéen n’a aucun sens pour eux. On dit que les indiens détiennent la Vérité et que certains intellectuels croient que la Sagesse imprègne l’Inde. Ceci n’est qu’une impression subjective et folklorique.

Et, en définitive nous devons subir un endoctrinement sectaire, à preuve que les maîtres sont ces trois personnages, Shirdi Sai Baba, Sathya Sai Baba et Prema Sai Baba. Des gourous en quelque sorte.

Croire, prive tout individu de son Libre Arbitre car le fait de croire à une chose révélée procède de l’aliénation mentale. Implicitement il se met contre toute Logique et contre tout raisonnement, donc contre l’Humanité.

« Afin de préparer la venue de l’âge d’or » ; le mot clé est lâché, l’or est fascinant car il sous-entend la richesse. Quant au mot Amour (maahee maahee), qui devrait recouvrir un sentiment très fort, nous savons très bien que ce sentiment est éphémère dans l’humanité qui n’a jamais produit de société fraternelle, hormis quelques confréries. Et, encore l’Amour fraternelle est quelque chose qui prend force avec le Temps et qui n’habite pas tous les individus. Je n’ai jamais constaté entre les membres des congrégations hindouistes un sentiment d’amour les reliant avec force, mais ce qui semble les relier c’est surtout la pratique de leurs rituels. Les mariages sont chargés en force rituelliques,  tant dans le Temple au cours de la cérémonie, qu’à l’extérieur par les épreuves et sanctifications ; là tout prend un sens avec les amis et la famille qui deviennent les acteurs d’un cérémonial qui les transcende.

Donc les individus touchés par « la Grâce » sont peu nombreux et leur action est limitée ; tandis que parallèlement les individus, en général, cherchent égoïstement à trouver le Nirvana dans la société hindou. Je dirais leur confort mental parce que je suis un occidental.

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