Tristesse, compagne de ma pensée en pleurs
Où me portent mes pas en des Orients éteints.
J’ai vécu trop de deuils et de cercueils étreints,
Oh ! oui, trop de tombes , de morts couverts de fleurs

Encombrent ma mémoire et oppressent mon cœur,
Dans ma tête résonnent mille clavecins ;
Des messes pour défunts aux chants bénédictins
M’apaisent, m’endorment pour renaître au bonheur .

Je suis revenu à la vie, émerveillé,
Et au Sud le Volcan s’est soudain réveillé ;
Telle la phalène échappant au gueuloir,

Ma peine s’envole sous la lune qui luit,
Je rêve d’arrêter une ombre dans la nuit
Et de boire à des yeux ce mystère du soir.

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