La vieille dame assoupie dans la chaleur des nuits
Se réveille aux matins toujours plus jeune, plus belle ;
Derrière l’éventail qui se ferme, apparaît
L’asiate multicolore, parée et fardée.
Les boutiques au bric-à-brac d’un autre temps
Exhalent la luxuriance de leurs odeurs,
Fortes et épicées, le rouge et l’or de l’Orient.
Et sous le drapeau, en  haut de la place d’arme,
La reine Victoria veille inlassablement.

Les saris, tels des fleurs parsemées dans la foule
Laissent des sillages colorés, odorants.
Et dès que China Town, au dragon vigilant,
Ouvre grand la porte des rêves éternels,
L’Extrême Asie s’éveille en jaune, jade, ivoire.
Grand Bazard où l’autochtone côtoie le Monde,
Entre des pyramides de fruits et légumes,
Le tisanier, les comptoirs aux épices feuilles,
En grains poivre, cumin et poudre de safran.

Et de part et d’autre, deux rivières humaines
Amènent à la vie et fait battre le cœur
De l’île indienne douce au tropique pastel.

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