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Sympathie – Antipathie – Empathie

By 25 janvier 2021 janvier 27th, 2021 No Comments

Sympathie, antipathie et empathie. Les mots sympathique et antipathique ont presque disparu des médias par contre le mot empathique est souvent employé d’une façon démagogique ; il est difficile, voire impossible, de se mettre à la place de quelqu’un, de sentir, de ressentir à sa place. L’Autre est parfois un mystère à décrypter pour celui qui essaie d’observer, d’analyser et de comprendre en définitive celui qui pourrait être son miroir.

Notre société tend à éloigner les individus les uns des autres. Et pourtant le monde du présent grouille de milliards d’êtres humains. Les relations de contact se restreignent au bénéfice de la communication, médiatique, informatique (et de masse focalisée, le plus souvent par un spectacle, de préférence assourdissant). Le virtuel semble baigner les personnes dans les fameux réseaux sociaux ; facile à l’échange, sans la voix, sans le mouvement des yeux qui attestent de la sincérité du dire. Le flot des mots semble primordial au mépris parfois de la syntaxe et de l’orthographe secondaires pour l’échangeur, et ceci dénote de la négation culturelle de la jeunesse montante. Les mots d’ordre, les vérités des idées reçues, la nouvelle philosophie de la rue façonnent les esprits et les uniformisent pour les coller au mur des tags. On semble ne vivre que d’impressions oblitérant la réflexion. L’émotion, provoquée souvent par la télé et les médias, engendre une sensiblerie primaire qui déferle dans les sociétés du Monde comme les vagues des océans.

Et la rue draine chaque jour des milliers d’individus dont les buts s’entrecroisent et se mêlent dans un côtoiement sans contact ; chacun évitant l’autre dans la sinuosité des trajectoires. Dans le bruit des villes, le silence des pensées isole les êtres et les confine dans leur angoisse existentielle.

L’Antipathie repousse l’être qui regarde l’autre. Les raisons sont parfois simples ou complexes mais sont vides de tolérance. Attitudes, paroles, opinions rendent des individus antipathiques à d’autres individus qui les reçoivent avec dégout. La répulsion est instantanée et surtout faite de non-dits. L’Autre fait peur, on le repousse par la pensée puis on le fuit physiquement. L’antipathie peut devenir phobie et s’exercer sur des groupes d’individus qui représentent un dogme, une opinion politique, philosophique ou autre contraire à celui qui a une éducation et une formation mentale différente. La différence dans certains cas n’étant pas enrichissante est plutôt source de gène dérangeante ; elle est tout simplement repoussée.

L’antipathie est donc le contraire de la Sympathie qui fait que deux êtres s’attirent et s’apprécient. Là aussi, comme pour la Sympathie la pensée est imprégnée des perceptions qui en premier lieu concernent la vue. Une poignée de main molle ou moite repousse et répugne celui qui à la main franche et nette ; cela fait partie des sensations qui forgent tout jugement.

Au-delà de la subjectivité l’intelligence des sens joue un grand rôle dans les échanges entre individus. Les opinions les rapprochent ou les divisent ; la lecture d’un média peut leur plaire ou les répugner. Des groupes se forment par affinité et constituent des îlots singuliers d’humains. Les raves parties agglutinent parfois des milliers de jeunes  qui fonctionnent comme des essaims bourdonnant dans des ambiances musicales ébranlant tous leurs sens. Mais une fois ces grandes manifestations consommées ces individus se séparent et ne cherchent plus à se rencontrer autre part. Souvent des individus déplorent le manque de communication, le manque de solidarité, toujours par les autres. Et pourtant un sourire peut instantanément éclairé une journée grise et redonner l’envie de vivre cette société qui nous attriste parfois.

Tout repose sur l’éducation des jeunes enfants chez eux et à l’école.

La communication comme les rencontres entre les divers individus de notre planète et a fortiori de notre pays ne peuvent être organisées que par la volonté de certains organisateurs. Il n’est pas dit que les spectacles divers soient favorables à ces échanges puisque les individus qui y participent n’en retirent aucune solidarité. Être acteur procède d’un engagement et d’une volonté très  spécifique. 

Il est évident que la sympathie rapproche les êtres et permet la naissance de sentiments parfois très forts. Amitié, affection, amour découlent des manifestations de la sympathie.

Quant à l’empathie cela demande de la part de celui qui l’éprouve de grandes qualités de cœur et le pouvoir de ressentir d’une façon symbiotique ce que ressent l’autre. Ce qui est extrêmement rare.

L’Empathie souvent mise en avant par démagogie est employée à tort pour sympathie.

Jésus Christ dont on prétend qu’il a enduré toutes les souffrances, les fautes et les péchés de l’humanité par empathie devrait représenter l’Amour dans toute sa splendeur ; l’imagerie le représente parfois avec son cœur arraché de la poitrine. Mais il a reproché à Dieu de l’avoir abandonné : « Eli, Eli, lama sabachthani » de Christ a été traduite par : « Mon Dieu, Mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? Le roi David a aussi crié alors qu’il était troublé, « Mon Dieu, mon Dieu pourquoi m’as-tu abandonné et t’éloignes-tu sans me secourir, sans écouter mes plaintes ? », (Ps 22 :1). David a prononcé ces paroles un millier d’années avant la crucifixion du Christ !

En définitive, l’humain est tiraillé entre sympathie, empathie et antipathie, et, il en éprouve souvent un mal être.

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