Les reines du matin marguerites altières,
Blanc velours au coeur d’or, étoiles virginales,
Constellent l’univers de ces jardins si pâles,
Et, l’aurore encor’ nue glisse sur les litières ;

Feuilles tombées au vent amassées en lisières
À l’entour des bosquets qui pleurent des pétales
Où s’endort l’insecte sur ces couches royales.
Des haies hautes et denses filtrent des lumières

Qui répandent sur les parterres d’herbes tendre
Des diamants où viennent s’abreuver les nuées
D’un petit peuple gai aux ailes irisées.

La nuit s’en est allée sans laisser de cendre,
C’est l’aube des chagrins et au bout de l’allée
La rose se meurt lasse d’être contemplée.

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